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Archive pour la catégorie 'hopitaux sante social'

Retour sur la lutte victorieuse des hôpitaux de la région de Madrid

Posté : 12 mars, 2014 @ 7:28 dans auto organisation, Espagne, hopitaux sante social, solidarite, soulevement de la vie | Pas de commentaires »

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la lutte victorieuse des hôpitaux de la région de Madrid

arton29358-5595fPar Jesús Jaén

Hier, 27 janvier 2014, le président [de la Communauté autonome de Madrid] Ignacio González annonçait sa défaite. Sur un ton triste et accablé, il annonçait deux nouvelles spectaculaires lors d’une conférence de presse: le retrait du plan de privatisation des six hôpitaux publics (suite à la nouvelle suspension provisoire) et la démission du conseiller à la santé Fernández Lasquetty. Ce dernier, quelques minutes plus tard, expliquait d’un air abattu qu’il avait présenté sa démission au président, car il se considérait comme responsable du mal nommé Plan de Sostenibilidad del Servicio Madrileño de Salud (SERMAS).

Nous ressentons, comme professionnels et usagers de la santé publique, une joie immense. Il a fallu quinze mois de conflit au cours duquel nous avons mené des grèves, récolté en masse des signatures, occupé nos hôpitaux et centres de soins, des «marées blanches» [mobilisation du personnel hospitalier, soutenu par les usagers] dans les rues, des rassemblements devant les entreprises adjudicaires et même une consultation citoyenne [du 5 au 10 mai 2013] qui reçut le soutien de presque un million de Madrilènes [951'975 personnes ont répondu qu’elles étaient favorables à un système de santé public, de qualité et universel et contre la privatisation]. Cela en a valu la peine.

Il s’agit maintenant, cependant, de reconnaître nos «retraites» dans cette «guerre». Nous avons perdu la blanchisserie de Mejorada del Campo, l’Institut de cardiologie, l’Hôpital Carlos III et rien de moins que 3500 postes de travail en une seule année. Nous avons empêché la privatisation des six hôpitaux, celle de 27 centres de soins et, partiellement, la transformation de l’hôpital universitaire de La Princesa en un centre gériatrique. Voici le bilan que nous pouvons faire de ces quinze mois de luttes: une grande victoire, mais également quelques défaites.

Quels sont les enseignements que nous pouvons tirer de ce succès de la Marea Blanca?

Nous tenterons de les résumer très brièvement:

• La première, et la plus importante, est l’importance de la mobilisation sociale. Affirmer que seule la lutte paie est une énorme vérité. Face aux sceptiques et à ceux qui disent qu’il ne vaut pas la peine de descendre dans les rues ou de faire grève, nous avons fait la démonstration que lorsque nous, ceux d’en bas, bougeons, ceux d’en haut tremblent. Gamonal a ouvert un sentier que nous avons approfondi avec la Marea Blanca [1].

Consultation sur la santé publique en mai 2013

Consultation sur la santé publique en mai 2013

• La deuxième grande leçon a été l’unité entre travailleurs de la santé, habitants et patients que nous avons réunis en une majorité sociale puissante. C’était une chose touchante que de participer à ces grandes marées où les blouses blanches se mêlaient aux personnes âgées ou aux quelques patients qui y étaient venus en chaise roulante ou avec des bonbonnes d’oxygène. C’était le peuple, dans l’acceptation la plus large de ce terme, implacable et décidé à lutter jusqu’à la fin.

• En troisième lieu, le coup mortel dont a souffert le PP de Madrid [Parti Populaire, très à droite; la communauté autonome est gouvernée par ce parti de Mariano Rajoy, lui-même président du gouvernement de l'Etat espagnol] comme conséquence de la Marea Blanca.

La division que l’on pouvait percevoir dans ses rangs était l’expression du mécontentement de sa propre base et de ses électeurs. Dans un district comme le quartier de Salamanca [quartier aisé du nord de Madrid], des centaines ou même des milliers de personnes nous ont contactés à l’hôpital de La Princesa [situé dans ce quartier], pour nous dire: «Je n’ai pas voté pour le PP pour qu’il ferme l’hôpital!»

L’usure politique de la droite à Madrid a fait un saut qualitatif pour élargir encore plus ses fractures internes [allusion, entre autres, aux divisions sur le projet de loi sur le droit à l'avortement qui suscite des divisions au sein du PP ainsi qu'à la démission d’Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen, qui rejoint Vox, une formation à la droite du PP].

• Enfin, mais non moins important, la Marea Blanca est née à la chaleur de la «grande flamme» du mouvement du 15M [15 mai 2011, début du mouvement des «Indignados», qui a débuté par une occupation de la Puerta del Sol, «achetée» aujourd'hui par la compagnie de télécommunication Vodafone]. C’est sa fille aînée. Tant et si bien qu’avec elle se sont développées toutes les énergies positives d’un mouvement fondé sur l’auto-organisation de la base et qui n’attend pas de recevoir des ordres d’en haut. Ce sont les travailleurs et travailleuses eux-mêmes qui formèrent et décidèrent des plateformes [rassemblements ponctuels autour d'un objectif commun], des coordinations, des assemblées, des fermetures de services [avec hôpitaux entourés par les soignants] ou des consultations citoyennes. La détermination qui saisit les places lors du 15M est la même qu’a montrée la Marea Blanca au cours de ces derniers mois.

Comme nous l’avons déjà dit, tout n’est pas gagné. Nous avons un long chemin à parcourir et beaucoup de raisons de poursuivre la lutte. Nous devons reprendre ce que nous avons perdu, ce qui a été privatisé et obtenir le retrait du Plan de Sostenibilidad. Il faut continuer jusqu’à obtenir le retrait de lois comme la 15/97 ou la 16/2012 qui ont expulsé 840’000 personnes du système national de santé.

Et, enfin, nous devons tenter d’empêcher que, grâce au système de détournement des patients vers les soins privés, se poursuivent le désinvestissement et le démantèlement de notre système de soins public. (Traduction A l’Encontre; article publié sur le site anticapitalistas.org le 28 janvier 2014. Jesús Jaén est membre de PATUSALUD (Pataforma Asemblearia de Trabajadores y Usarios por la Salud, www.patusalud.es).

_____

[1] Gamonal, ancienne localité intégrée à la ville de Burgos, quartier populaire, où une mobilisation importante et des émeutes ont arrêté, il y a quelques jours, la construction d’un boulevard. Cette phrase d’un manifestant témoigne de l’esprit de ce mouvement: «Burgos n’a pas 13’000 euros pour une garderie, mais peut dépenser 8 millions pour un parking.» En effet, ces travaux témoignent de la spéculation immobilière et du pouvoir de caciques comme Antonio Miguel Méndez Pozo. Voir http://politica.elpais.com/politica/2014/01/18/actualidad/1390064352_796583.html (Réd. A l’Encontre)

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France : Appel à une assemblée générale nationale des travailleurs des hôpitaux à Caen

Posté : 6 mars, 2014 @ 8:24 dans hopitaux sante social | Pas de commentaires »

France

Appel à une assemblée générale nationale

des travailleurs des hôpitaux à Caen

Depuis des mois il y a d’énormes tensions dans le secteur de la santé et du social en France. Tout le système sanitaire est en butte à la rage de destructions des gouvernements de gauche et de droite.

On ferme des hôpitaux, on ferme des services, on licencie par charrettes entières, on détruit les conditions de travail, on précarise , on intimide et, quand ça ne suffit pas, on fait charger des CRS en plein hôpital.

Cette politique vise à économiser un maximum sur tout ce qui est progrès collectif afin de servir des dividendes aux copains des gouvernements Sarko et Hollande, c’est à dire servir la soupe à ceux qui s’enrichissent, les groupes financiers, en prêtant de l’argent à l’état, et aux grands bourgeois qui s’enrichissent au delà de tout en période de grande crise capitaliste, comme Mamie Portefeuille dont le trésor de famille vaut 3 fois le budget de la CMU.  Là, silence radio quand une petite famille voit sa fortune s’accroitre d’une année sur l’autre de 51.63% , c’est à dire de 15 milliards 300 millions à 23 milliards 200 millions…

Il faut faire des efforts comme ils disent …

Quand vous les entendez faire du violon sur les charges écrasantes, etc, avec l’aide des médias de connivence, c’est à cela qu’ils s’attaquent, ils s’attaquent aux infirmières, aux aide-soignantes, aux personnels qui font le ménage, etc..

Depuis 1 an les personnels des hôpitaux, cliniques, EHPAD, etc, se laissent de moins en moins faire.

D’un autre côté si les syndicats à la base sont sur le terrain et liés complétement à ces souffrances, il faut reconnaitre que depuis quelques temps en haut ça ne va pas du tout , entre des directions de confédérations qui essayent à tout prix d’éviter toute expression collective nationale d’un problème commun et des directions d’autres confédérations qui sont dans des logiques de pression sur un gouvernement résolu à nous rentrer dedans.

Les réponses ne sont pas à hauteur pour repousser la furie destructive du gouvernement. En bas elles le sont en pointillé où les équipes de travailleurs, de syndiqués, etc, se battent pour sauver ici quelques emplois, là contre les dégradations des conditions de travail, ailleurs sur le salaire (tout est attaqué) , mais en haut ça ne va pas du tout.

Il faut donc des tentatives pour unir dans la lutte syndiqués et non syndiqués, unir les syndicats à la base , et centraliser tout cela.

L’initiative proposée par l’intersyndicale CGT – SUD, avec les personnels mobilisés de l’Établissement Public de Santé Mentale de Caen, par un appel aux autres hôpitaux de se réunir en une AG nationale et discuter ensemble des initiatives à prendre est bienvenue.

Il se peut que ça ne marche pas mais c’est la première initiative qui essaye de résoudre le problème du haut dans les ripostes des travailleurs .

Le texte d’appel :

Partout en France, les hôpitaux souffrent des mêmes maux : difficultés financières, et les directions imposent les mêmes remèdes : suppression de RTT, suppression d’emplois, fermeture de lits, de service,…

Le ras le bol des personnels hospitaliers, considérés comme simple variable d’ajustement, est palpable à en juger par la multiplication des hôpitaux en lutte.

Aujourd’hui, l’heure n’est plus seulement à la contestation hôpital par hôpital, ni au repli dans sa boite, mais bien de donner une réponse nationale à un problème national.

C’est pourquoi l’intersyndicale CGT – SUD, avec les personnels mobilisés de l’Etablissement Public de Santé Mentale de Caen se proposent de réunir en Assemblée Générale tous les représentants des hôpitaux qu’ils soient ou non en lutte, syndiqués ou non, ou de toutes appartenances syndicales, le vendredi 4 avril 2014 à Caen.

Pour l’organisation de cette journée, nous vous demandons de vous y inscrire avant le vendredi 14 mars prochain. Les modalités pratiques vous seront communiquées ultérieurement.

Pour la CGT
Mail : cgt.chs.caen@wanadoo.fr
pour SUD
mail : sud.chs.caen@gmail.com

France : Appel à une assemblée générale nationale des travailleurs des hôpitaux à Caen dans hopitaux sante social

Égypte : l’amorce d’une grève générale fait tomber le gouvernement

Posté : 25 février, 2014 @ 8:12 dans Afrique du Nord, Egypte, hopitaux sante social, piquet de greve, soulevement de la vie | Pas de commentaires »

La grève des travailleurs des hôpitaux, Assemblée  généraleCôté de l'Assemblée générale des médecins vendredi

Égypte

l’amorce d’une grève générale

fait tomber le gouvernement

Le gouvernement Beblawi avec tous ses ministres y compris le maréchal Sissi, ministre de la défense, est tombé lundi 24 février au soir.

Ce gouvernement libéral à participation ou soutien démocrate, nassérien, de gauche et salafiste, nommé par l’armée à l’issue de son coup d’État du 3 juillet 2013 pour couper l’herbe sous le pied à la révolution populaire du 30 juin, a justifié sa démission par le défaut de soutien du peuple à sa politique de réformes qu’il juge nécessaires pour l’Égypte.

En fait, c’est la reprise des grèves amorcée le 10 février à l’usine textile d’État de Mahalla et leur menace de généralisation au pays – « le défaut de soutien du peuple » – qui explique la démission du gouvernement. En effet, cette grève de 7 usines des ouvriers du textile pour l’élargissement à l’industrie publique du salaire minimum de 1 200 LE promis par le gouvernement aux salariés d’État fin janvier 2014, s’est étendue ces derniers jours non seulement aux usines textiles d’État mais aussi aux transports publics du Caire, aux employés postaux, aux policiers de bas rang et à plusieurs entreprises privées de la chimie.

Les 28 garages des bus du Grand Caire dont les 42 000 employés ayant des salaires s’échelonnant de 600 à 1400 LE, sont en grève depuis le samedi 22 février pour l’obtention du salaire minimum à 1200 LE additionné d’une hausse de 7%. Ils demandent également des investissements importants pour renouveler la flotte des 4 700 bus dont une grande partie est bien trop vieille pour ne pas risquer l’accident. Le gouvernement leur a promis 15,2 millions pour cela, mais les grévistes ont refusé jugeant la somme insuffisante.

15 bureaux de poste ont commencé une grève le 23 février pour le salaire minimum et une hausse supplémentaire des salaires de 7% comme les employés de bus, bloquant le siège central des postes à Attaba et appelant à l’extension de leur mouvement.

Mais ces grèves s’ajoutent aussi à une annonce le 21 février de transformation de la grève partielle des médecins, commencée en ce début d’année 2014, en grève générale illimitée le 8 mars avec création pour cela d’un comité de grève indépendant du syndicat. Lors de leur assemblée générale nationale tenue le 21 février, les médecins ont lancé de féroces attaques publiques contre le gouvernement accusé d’incompétence, de corruption et de destruction des services de santé égyptiens demandant non seulement la hausse de leurs salaires, mais aussi l’augmentation du budget de la santé, le limogeage du ministre de la santé, une enquête publique sur l’incompétence et la corruption de la direction de la santé et la libération de 200 médecins emprisonnés pour leur engagement politique.

Ils ont par ailleurs annoncé qu’avant la grève illimitée du 8 mars, ils étendraient leur grève au privé dés le 26 février. A cette grève s’adjoignent celles des pharmaciens, vétérinaires et autres services de santé comme les infirmiers.

Ce sont aussi les 15 000 salariés de la gestion de l’eau et des sols qui demandent dans leur lutte depuis plusieurs semaines le paiement de 4 mois d’arriérés de salaires et le retour de leur service au public (il avait été privatisé en 1995). Exigence de retour au public avec exigence du salaire minimum de 1 200 LE qu’on voit germer dans plusieurs entreprises de la chimie en grève ou menaçant de faire grève et qui pourrait bien s’étendre à de nombreux autres secteurs étant donné le nombre important de privatisations depuis les années 1990. Ainsi la presse relevait trois autres sociétés dans ce cas, entrées en grève ces jours-ci.

Ce sont encore les employés des offices notariaux entrés en grève le 17 février qui demandent aussi le salaire minimum à 1 200 LE et que leurs responsables corrompus et incompétents soient dégagés. Mais ce sont aussi les instituteurs qui menacent à leur tout d’entrer dans la danse. Aussi le gouvernement vient juste de promettre la titularisation à plein temps de 75 000 d’entre eux avec le bénéfice des assurances sociales. Et puis, il y a encore les retraités du public qui viennent de manifester protestant contre l’exclusion de leur pension du processus engageant la hausse du salaire minimum.

Bref, après 6 mois de répression féroce, le peuple égyptien des usines et des bureaux vient de mettre un terme à l’union nationale contre le terrorisme islamiste justifiant l’acceptation de la dictature et le report aux calendes grecques des promesses sociales du régime bonapartiste du maréchal Sissi. Par cela même, il met un terme – au moins momentané – à la violente répression qui frappait les militants révolutionnaires démocrates ou socialistes.

entreprises de remise en état du terrain de travail devant le Conseil des ministres

Mais surtout il met fin à la période de ces derniers mois, où seuls l’armée et les Frères Musulmans tenaient le devant de la scène politique dans leurs affrontements meurtriers. Période où il était impossible de lutter ou manifester contre les mesures du régime sans être accusés d’être un terroriste islamiste. Enfin par la chute du gouvernement et donc de Sissi lui-même (même si elle n’est que momentanée) il confirme le sens de son abstention massive au référendum de janvier, tout particulièrement de sa jeunesse, c’est-à-die le rejet des Frères Musulmans mais aussi la fin de l’adhésion (relative) à la démagogie bonapartiste de l’armée.

La question sociale reprend ses droits et ses exigences, retrouvant par là le chemin de ses mobilisations du printemps 2013 et de ses millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui avaient occupé la rue plusieurs mois avant que l’armée ne leur subtilise la prise de conscience politique d’un pouvoir populaire possible.

Bien sûr, tout n’est pas réglé. Loin de là.

D’abord, on ne sait pas encore à ce jour, si la politique du prochain gouvernement, qui n’est pas encore désigné à l’heure où est écrit cet article, sera de tenter de dévier le cours de la révolution sociale qui s’est remise en marche dans des impasses électorales ou de tenter de briser la révolution par la force ou un peu des deux. Jusqu’à présent l’armée a toujours hésité puis finalement reculé devant l’affrontement direct de la révolution, après quelques tentatives, par peur d’éclatement de son propre appareil de répression. Et ce n’est pas la fronde actuelle de la base de l’appareil policier qui va l’encourager à aller dans ce sens, sauf si l’imminence insurrectionnelle ne lui laissait de toute façon pas d’autre choix.

Les solutions électorales elles, ont bien perdu de leur attrait par le discrédit des Frères Musulmans qui avaient gagné les confrontations électorales passés mais aussi plus généralement par la déconsidération des appareils politiques démocrates et de gauche qui ont fait de cette solution la base de leur existence, du fait de leur participation gouvernementale à la dictature du maréchal Sissi. Frères Musulmans, armée, opposition démocratique laïque sont affaiblis après trois ans de coups de boutoir de la révolution.

Cependant, la méfiance, si elle est une étape nécessaire, ne suffit pas. Il faut encore des perspectives.

De fait le mouvement social ouvrier actuel en donne : un salaire minimum décent pour tout le monde, la renationalisation de l’appareil productif, le limogeage de tous les corrompus à tous les niveaux des directions des appareils économiques et administratifs, et cela sous le contrôle du peuple. En quelque sorte une perspective socialiste.

Ce peut être l’enjeu de la période qui s’ouvre : que des milliers d’hommes et de femmes qui ont fait la révolution jusque là, s’emparent de ce programme qui sourd de la situation pour en faire un drapeau conscient. Que le slogan « pain, justice sociale, liberté » du début, prenne ce sens.  Mais bien sûr, cela ne se fera pas sans combats, hésitations et reculs momentanés face aux répressions, mensonges et tentatives de division.

Le 22 février par exemple, il semblerait que les travailleurs de l’usine textile de Mahalla, au point de départ du mouvement actuel, aient suspendu leur mouvement suite à une promesse gouvernementale de leur donner non seulement les bonus salariaux qu’ils réclamaient, mais le salaire minimum à 1200 LE et le limogeage des dirigeants de leur entreprise.

Bref, tout ce qu’ils demandaient. Une victoire totale donc. Qui peut encourager les autres travailleurs à tenir bon dans leur mouvement ou à s’y engager, mais qui peut aussi émietter le mouvement général en train de se construire. D’autant plus, si l’annonce est vraie car le gouvernement a déjà annoncé il y a quelques jours une reprise du travail qui était inventée, que les autorités ont annoncé qu’il leur faudrait deux mois pour mettre en œuvre ces différentes mesures.

C’est un délai que leur ont laissé les grévistes, qui ont toutefois précisé, qu’une fois passé ce délai, ils reprendraient leur grève si rien n’avait été fait. Mais le gouvernement a gagné du temps et peut essayer de profiter de ce délai pour mille manœuvres… sauf si le mouvement amorcé des autres grévistes – que rien ne semble pouvoir arrêter pour le moment – ne le leur permet pas ou guère.

Quoi qu’il en soit, la révolution a repris sa marche.

Jacques Chastaing

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A bicyclette, pour sauver sa maternité

Posté : 29 juillet, 2011 @ 2:21 dans conditions de travail, femmes, hopitaux sante social, service public, Social, societe, solidarite | Pas de commentaires »

A bicyclette

pour sauver sa maternité

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hôpital Oscar Lambret, manipulateurs radios et radiothérapeutes en grève depuis 1 mois et demi

Posté : 29 juillet, 2011 @ 2:09 dans conditions de travail, emploi, hopitaux sante social, salaires | Pas de commentaires »

hôpital Oscar Lambret

manipulateurs radios et radiothérapeutes

en grève depuis 1 mois et demi

les manipulateurs radio et radiothérapeutes sont en grève depuis un mois suite à une décision de la direction consistant à élargir leurs horaires de 3h30 sans pour autant leur accorder de compensation financière

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

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