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Archive pour la catégorie 'International'

Le système du « kafala » dans les monarchies du golfe, ou l’esclavage des temps modernes

Posté : 11 avril, 2014 @ 6:52 dans anti capitalisme, bourgeoisie, conditions de travail, corruption, discriminations, droits de l'homme, International, licenciements, Proche Orient | Pas de commentaires »

 

Le système du « kafala »
dans les monarchies du golfe
ou l’esclavage des temps modernes

 

Le rôle contre révolutionnaire des monarchies réactionnaires et dictatoriales du Golfe n’a cessé à être mis en avant dans les processus révolutionnaires du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, que ce soit d’un côté dans le soutien de la majorité des pays du Golfe mené par l’Arabie Saoudite aux anciens régimes autoritaires comme aux miliaires en Egypte, et de l’autre côté le Qatar, de plus en plus mis en difficulté par ses voisins d’ailleurs qui n’acceptent pas son cavalier seul, pour son soutien aux Frères musulmans dans la région.

Dans les deux cas, même si la tactique diverge sur quel acteur soutenir, la stratégie sur le long terme est la même : maintenir des régimes plus au moins autoritaires, religieux ou pas, continuer à promouvoir des politiques néolibérales au niveau économique, et ne pas remettre en cause les rapports de domination à l’impérialisme occidental et de même que le statu quo avec Israel.

Ces différences entre les pays du GCC ont d’ailleurs été dépassées lorsqu’il s’agissait d’intervenir militairement à travers la force militaire conjointe du GCC afin de protéger les élites dirigeantes de la monarchie du Bahrain d’une révolution populaire qui menaçait de les renverser et d’avoir des conséquences dans toute la région.

Les monarchies réactionnaires du Golfe ont également été les principales bénéficiaires des politiques néo libérales (privatisation, ouverture et dérégulation des marchés), dans la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord lors des 20 années précédent le début des processus révolutionnaires fin 2010 et début 2011, il est donc dans leur intérêt de limiter ou réduire tout changement radical qui remettrai un statu quo qui lui est favorable.

Entre 2008 et 2010, les pays du GCC étaient les premiers investisseurs étrangers en Egypte, au Liban, en Jordanie, en Palestine, en Libye et en Tunisie, tandis qu’ils étaient second au Maroc et en Syrie. Et ces chiffres sous-estiment l’emprise des pétromonarchies sur l’économie régionale, parce qu’ils ne comprennent pas les investissements de portefeuille (boursiers), les fonds souverains, les crédits aux Etats, etc.

La suite …/…

Bosnie-Herzégovine : Ukrainiens, ne faites pas la même erreur que nous !

Posté : 11 mars, 2014 @ 7:32 dans Balkans, International, soulevement de la vie | Pas de commentaires »

Bosnie-Herzégovine 

Ukrainiens, ne faites pas la même erreur que nous !

Article retransmis dans le Courrier des Balkans

Si la situation en Ukraine devait se transformer en guerre ouverte, peu importe qui la gagnera, les perdants seront comme toujours les gens ordinaires, les petites gens, ceux à qui on n’aura jamais rien demandé. Le romancier bosnien Andrej Nikolaidis dresse un parallèle entre les événements qui déchirèrent la Bosnie-Herzégovine dans les années 1990 et ce qui se passe actuellement en Ukraine.

Par Andrej Nikolaidis

Nous les Bosniens, nous savons ce que ça veut dire d’être des perdants. Avril 1992, les premiers jours du siège de Sarajevo. A l’époque, j’étais un adolescent aux cheveux longs, je portais des jeans troués et un tee-shirt sur lequel on pouvait lire « Joy Division : Unknown Pleasures ». De la fenêtre de mon appartement de banlieue, je pouvais voir les chars de combat de l’Armée nationale yougoslave (JNA) lancer leurs canons sur Sarajevo. Cette armée était contrôlée par Slobodan Milošević, le président de la Serbie.

A la radio, on pouvait entendre le débat qui opposait Alija Izetbegović, président de la Bosnie, et Milutin Kukanjac, général de la JNA. Izetbegović demandait à ce que l’armée arrête ses bombardements. Kukanjac prétendait que les forces armées qui dépendaient de son commandement d’avaient pas lancé un seul missile. Je me souviens du verre de lait qui valsait sur la table au rythme de ces missiles qui n’avaient jamais été lancés.

Quand des gens ordinaires se retrouvent au centre d’une tempête géopolitique – comme les citoyens ukrainiens aujourd’hui – le dilemme du verre à moitié plein ou à moitié vide n’a plus aucune importance, puisque le verre sera bientôt cassé.

En Bosnie, les premiers jours, voire les premiers mois de la guerre, les gens étaient pleins d’optimisme. Les voisins se disaient que l’Occident ne laisserait jamais une guerre éclater chez nous, parce que « nous sommes en Europe ». Ma cousine s’en allait à Belgrade et on lui a conseillé de prendre tout l’argent qu’elle avait laissé sur ses comptes en banque à Sarajevo. « Tout sera fini dans une semaine, nous rentrerons vite », disait-elle. Le président Izetbegović affirmait dans ses discours télévisés : « Soyez sans crainte : il n’y aura pas de guerre. »

On s’est réveillé après quatre ans de cauchemars.

Pour nous les Bosniens, ce qui se passe en Ukraine aujourd’hui a un goût amer de déjà vu. Il est facile de dresser des parallèles entre l’Ukraine aujourd’hui et la Bosnie de 1992. L’armée russe marche hargneusement vers l’Ukraine, de la même façon que Milošević l’avait fait à l’époque sur une grande partie de la Bosnie-Herzégovine. Kiev reçoit aujourd’hui le soutien de l’Union Européenne et des Etats-Unis, comme l’avait alors reçu Sarajevo. Nous avions même reçu le soutient de Bono et de Pavarotti qui avaient tout deux chanté pour « Mademoiselle Sarajevo. » Cependant, toutes ces cartes postales musicales que le monde libre nous envoyait pour nous soutenir, ne réussirent pas à arrêter le nettoyage ethnique en Bosnie orientale, près de la frontière avec la Serbie.

Derrière le rideau sanglant de la guerre de Bosnie et de toutes les autres guerres récentes des Balkans, se cachait en réalité la transition de la version yougoslave du socialisme vers le capitalisme de marché. Cette transition était dirigée par la Troïka (la Commission européenne, le FMI et la Banque mondiale).

Derrière le ballet des foules sur les places de Kiev et les manigances russes, se cache aussi une logique économique. Bruxelles demandait à Kiev de signer un pacte de libre échange avec l’UE. Cet accord devait être de toute évidence bon pour l’Union Européenne, mais moins intéressant pour l’Ukraine. A ce moment là, Moscou propose d’aider l’Ukraine et essaye de lui mettre des menottes invisibles en lui versant 9 milliards de livres, lui proposant de baisser le prix du gaz de 30% et de signer des contrats avec son industrie. Victor Ianoukovitch décide de refuser l’offre européenne. Le mouvement Euro-Maidan se met en place…

Comme le note l’économiste Michael Roberts, « le peuple ukrainien se trouve devant un choix de Hobson, un choix qui n’en est pas un : s’allier au capitalisme de connivence russe organisé par des anciens agents du KGB, ou accepter l’offre tout aussi corrompue des démocrates « pro-européens ». Roberts prévoit que la dette extérieure de l’Ukraine sera bientôt doublée, « à cause des nouveaux prêts du FMI, des taux de croissance de la dette en dollars et en euros, et en raison de la chute de la monnaie nationale ukrainienne, la hryvnia. »

Nous, en ex-Yougoslavie, rien de tout cela ne nous étonne. Avant le démembrement du pays, la dette yougoslave était de 11,5 milliards d’euros. Aujourd’hui, après toutes les « aides » de la Troïka, la dette des pays ex-yougoslaves s’élève à plus de 129 milliards d’euros.

Alors que le peuple ukrainien se bat contre l’invasion russe et qu’il essaye de survivre au cheval de Troie envoyé par les institutions du capitalisme mondialisé, nous ne pouvons qu’espérer que les Ukrainiens auront appris leur leçon sur la guerre en Bosnie – le deus ex machina occidental ne tombera pas du ciel, il ne réglera pas tous leurs problèmes et ne les emmènera pas vers la terre promise : l’Union européenne.

La Bosnie est aujourd’hui un pays pauvre et divisé, peut-être même plus qu’en 1992. Les anciens combattants, affamés et malades, se rassemblent et manifestent. « Alors qu’on saignait, ils nous volaient ! » dit l’un d’entre eux. Il y a quelques années de cela, ils étaient prêts à mourir pour leur nation et pour son futur éclatant. Il y avait des Bosniens qui voyaient leur futur sous les drapeaux bosniens et européens, d’autres sous les drapeaux croates et européens, alors que d’autres préféraient imaginer le drapeau de la Grande Serbie. Beaucoup de drapeaux, mais finalement la même pauvreté pour tous.

Maintenant ils le savent : le drapeau n’est qu’un chiffon dans le vent. Et oui, c’est bien vrai que les vrais gentlemen sont toujours des perdants.

Les postiers du monde au premier rang indignés et du mouvement nous sommes 99%, ils sont 1 %

Posté : 31 octobre, 2011 @ 2:48 dans anti capitalisme, International, postiers | Pas de commentaires »

Les postiers du monde au premier rang indignés et du mouvement nous sommes 99%, ils sont 1 %

les images parlent

Le mouvement des « indignés » espagnols, italiens et grecs, le mouvements « Occupy Wall Street » devenu « Occupy the World », des révoltés chiliens, qui secoue une centaine de pays dans le monde compte de plus en plus de travailleurs et leurs syndicats, les Postiers y sont souvent et de plus en plus, sur leurs revendications et par ce qu’ils partagent du refus du règne de la bourgeoisie.

Postiers « indignés » espagnols

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Postiers « indignés » français

http://www.dailymotion.com/video/xlskxm

Postiers « indignés » canadiens à Toronto

un cortège de postiers rejoint le mouvement Occupy Toronto au Canada pour appuyer ce mouvement et faire valoir ses revendications

Les postiers canadiens ont connu ces derniers mois une bataille très rude avec lockout, ils sont toujours debout

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Vancouver,

les postiers en lutte canadiens étaient là à la frontière entre le Canada et les USA pour soutenir la bataille qui a lieu de l’autre coté, aux USA, à Portland

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Postiers « indignés » US

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Occupy Tulsa at the Postal Worker’s Union Rally 10/7

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New York

C’est Occupy Wall Street qui est venu soutenir les Postiers de New York en lutte

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Postal Union, Syndicat des postiers à un des rassemblements du mouvement occupy America contre les banquiers et les plus riches

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Rappel du mouvement Save the Postal Service à Portland depuis des mois maintenant

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Postiers italiens en résistance

http://www.dailymotion.com/video/xlztx7

Philippines, la protestation contre les coupes budgétaires du gouvernement pro-capitaliste

Posté : 26 juillet, 2011 @ 6:42 dans Asie, International | Pas de commentaires »

Philippines

la protestation contre les coupes budgétaires du gouvernement pro-capitaliste, la lutte en faveur des salaires et de la redistribution des terre agricoles

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http://pinoyweekly.org/new/wp-content/uploads/2011/07/PW-ys-walkout-march-thumb.jpg

campagne pour la libération des prisonniers politiques

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Norvège, la déclaration de Philippe Poutou, candidat du NPA aux présidentielles

Posté : 26 juillet, 2011 @ 5:21 dans International, Journal du NPA, la droite, solidarite | Pas de commentaires »

Norvège, la déclaration de Philippe Poutou, candidat du NPA aux présidentielles dans International roseto10

Norvège

Philippe Poutou

candidat du NPA aux présidentielles

« ma solidarité aux jeunesses du parti travailliste et aux travailleurs de Norvège »

le massacre perpétré en Norvège de 85 jeunes militants du Parti travailliste participant à un camp de jeunes par un intégriste chrétien d’extrême-droite après qu’il a commis un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement faisant 7 morts a suscité une profonde émotion. Cet acte est une attaque politique contre des militants de gauche et à travers eux contre les travailleurs et les classes populaires de Norvège. C’est délibérément que ce « Norvégien de souche » comme le désigne la police, a pris pour cible de sa haine meurtrière des militants du Parti travailliste considéré par l’extrême droite comme traître à la nation parce qu’ils sont antiracistes et défendent les immigrés.

que cet acte barbare soit le fait d’un déséquilibré ne saurait faire oublier le contexte de réaction politique et sociale, de racisme et de xénophobie qui l’a armé.

en entretenant systématiquement un discours de haine et de mépris envers tout ce qui n’est pas considéré comme de « souche norvégienne ou européenne », les musulmans en particulier, il crée un terreau nauséabond dont ne peut, à un moment ou à un autre, que surgir une violence mise en œuvre par des individus se vivant comme des « croisés ». Un discours dominant ne peut pas ne pas pointer constamment des cibles sans que cela n’ait aucune conséquence de cet ordre.

si «l’acte» en tant que tel est l’œuvre d’un individu, il s’agit de la conséquence monstrueuse de la banalisation du racisme et de la xénophobie dont se nourrissent le populisme de droite et d’extrême droite en Europe.

le NPA exprime sa solidarité avec l’organisation de jeunesse du Parti travailliste norvégien, avec les classes populaires de Norvège. Ce drame, acte terroriste de l’extrême droite, souligne à quel point il est plus que jamais nécessaire de construire un large front combattant pied à pied le renforcement et la banalisation du racisme et de la xénophobie, la montée de l’extrême droite.

Philippe Poutou

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