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Archive pour la catégorie 'precaires'

Espagne «Le peuple est en train de construire ses propres mécanismes pour se représenter lui-même»

Posté : 4 avril, 2014 @ 7:30 dans anti capitalisme, Espagne, precaires, revolutionnaire, Social, societe, solidarite, soulevement de la vie | Pas de commentaires »

 

Espagne

«Le peuple est en train de construire ses propres mécanismes pour se représenter lui-même»

Diego Cañamero, porte-parole du SAT

Diego Cañamero explique avec clarté – après s’être mis à la tête de la colonne andalouse qui arriva à Madrid en provenance de Cordoue – les raisons pour lesquelles son syndicat impulsa une mobilisation comme celle-ci: «L’Andalousie doit répondre. Elle a un niveau de chômage de 37%, un chômage des jeunes de 67% et deux millions de pauvres. L’Andalousie devait se lever et cette marche est une preuve évidente de cette volonté. 600 autobus sont venus. Ce n’est pas un hasard, c’est parce qu’il y a une grande indignation» affirme le syndicaliste, qui avertit que «les gens pleurent beaucoup dans le silence de leurs maisons, derrière la porte et ce chagrin s’est transformé en rébellion pour sortir dans la rue.» 

Mais Cañamero sait que sortir dans la rue n’est en soit pas suffisant. Pour obtenir ce «pain, travail et toit» qu’il revendique, il voit comme étant nécessaire «l’unité, de nouveaux repères et de nouveaux outils.» «La convergence est importante dans cette mobilisation. La société est à la recherche de nouvelles références et de nouveaux outils parce que les partis traditionnels sont devenus caducs]. Le peuple est en train de construire ses propres mécanismes pour se représenter lui-même, avec unité à partir d’en bas et ceci est ce que nous essayons de construire: une orientation claire de l’économie pour le peuple et une démocratie pour le peuple.»

Il voit comme essentiel «de conserver l’unité de tout le monde pour dire au gouvernement qu’il doit s’en aller, qu’il ne représente plus les peuples de L’Etat espagnol, que le vote n’attribue pas un droit à commettre des abus. Le gouvernement s’est transformé en acteur de la maltraitance des gens et ceux qui maltraitent doivent être traînés en justice. Par conséquent, le peuple a la légitimité pour poursuivre ce gouvernement qui ne nous représente pas. Les sigles ne sont pas importants, ce qui est important c’est que le peuple soit uni dans la rue.» Il exige que les syndicats majoritaires [CCOO et UGT] s’interrogent «pourquoi les gens les ignorent.»     

C’est la raison pour laquelle les différentes colonnes et collectifs qui ont rejoint l’initiative ont l’intention de réfléchir à des actions jusqu’au mardi 25 mars à Madrid, malgré le déploiement policier qui accompagne la protestation. «On ne peut pas arrêter le peuple avec des policiers ni des matraques. On l’arrête avec la justice, la dignité et les droits.».

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Les USA ne sont plus ce qu’ils étaient : des militants d’extrème gauche élus

Posté : 27 mars, 2014 @ 7:41 dans anti capitalisme, precaires, salaires, solidarite, soulevement de la vie, USA | Pas de commentaires »

Les USA ne sont plus ce qu’ils étaient

des militants d’extrème gauche élus

Kshama Sawant,

la nouvelle voix des travailleurs américains

L’élection de Kshama Sawant au conseil municipal de Seattle a fait les gros titres à travers le monde entier. Pourquoi donc cette victoire inattendue aux élections municipale d’une ville située sur la côte ouest, surtout célèbre pour le personnage de série Frasier Crane, a-t-elle autant attiré l’attention des médias ?

Mêmes ses habitants disent que la politique à Seattle est « vraiment ennuyeuse. A part quelques exceptions, nos élections municipales, c’est essentiellement des fêtes de la saucisse pleines de personnes agées ». Peut-être parce que Sawant était une outsider, une immigrée qui a fait campagne contre le Parti démocrate de la ville et a renversé un candidat qui briguait un cinquième mandat. Mais c’est surtout parce qu’elle est socialiste.

Car c’est bien cela qui a tant surpris les commentateurs. Cela faisait des années que quelqu’un faisant campagne sur un programme socialiste n’avait pas été élu aux Etats-Unis. Est-ce une exception ? Kshama Sawant est-elle un hapax politique ? Ou est-ce le signe que quelque chose est en train de changer aux Etats-Unis ?

Kshama Sawant2

Sawant a indéniablement mené une campagne fantastique, qui a rebattu les cartes de la politique à Seattle. Dynamique, créative, populaire, la campagne a déplacé le débat politique vers la gauche. En luttant sur des thèmes tels que l’augmentation du salaire minimum à 15$ de l’heure, la syndicalisation des employé-e-s des fastfoods et la régulation des loyers immobiliers, elle a forcé les autres candidats à prendre position sur ces questions. Le 5 décembre, par exemple, 4 des 8 autres membres du conseil municipal ont participé avec elle à une manifestation de soutien aux employé-e-s des fastfoods grévistes et qui défendait également le salaire minimum à 15$ à Seattle.

Seattle, Minneapolis, Lorain County :

les nouvelles places fortes de la gauche américaine

Mais elle n’est pas la seule à avoir fait les gros titres des élections de novembre dernier. A Minneapolis, la plus grosse ville de l’Etat du Minnesota, dans le Midwest, il n’a manqué que 229 voix à Ty Moore (membre comme Sawant du petit groupe trotskyste Socialist Alternative) pour être élu au conseil municipal.

Minneapolis et Seattle sont des grosses villes, où il existe une importante tradition radicale ; mais la troisième surprise des élections de novembre est venue du très discret comté de Lorain, dans l’Ohio. Située aux abords du Lac Eerie, la plus grosse ville du comté ne dépasse pas 64 000 habitants. Cependant, le comté est désormais doté d’une vingtaine de conseillers syndicaux indépendants.

Le Labor Council, le principal syndicat du comté, a en effet décidé de présenter ses propres candidats, fatigué des trahisons à répétition du Parti démocrate local. En cause, la décision du maire démocrate, soutenue par son parti, de casser un accord que les syndicats locaux avaient réussi à négocier qui garantissait l’embauche de travailleuses-eurs du coin et issu-e-s des minorités ethniques sur des contrats publics. Le maire a par ailleurs brisé une grève du syndicat de routiers Teamsters for a Democratic Union en empruntant les camions d’une ville voisine.

Contre toute attente, tous, à l’exception de deux candidats, ont été élus. Joshua Thornesbury, enseignant, a même réussi à ravir son siège au président de la Chambre de commerce local.

La défaite des syndicats américains

Il est clair que les travailleuses-eurs américain-e-s ont besoin de faire entendre leurs voix. Non seulement les salaires et les conditions de travail sont la cible d’attaques néolibérales à répétition depuis plus de 30 ans, mais le filet de sécurité de l’Etat social, qui protégeait un minimum les travailleuses-eurs, ne cesse de se déliter davantage. Le crash financier et la crise de 2008 n’ont pas ralenti ce processus, au contraire : l’élite financière américaine a fait payer les coûts de la crise à sa force de travail, déjà fortement affaiblie.

La reprise économique n’a pas, elle non plus, inversé la tendance. 95% des bénéfices de la croissance de ces dernières années ont été empochés par les 1% les plus riches. Ceux-ci perçoivent désormais 20% du revenu brut total, soit deux fois plus que dans les années 1970. Les Etats-Unis sont peut-être la société la plus riche au monde, mais c’est aussi la plus inégalitaire.

Il ne faut pas chercher bien loin pour identifier les causes de cette situation. Le mouvement ouvrier américain est battu en brèche depuis la Seconde guerre mondiale. La densité syndicale (le taux de syndicalisation de la main-d’œuvre) a atteint 35% en 1954, mais son indépendance a été détruite par l’hystérie anti-communiste des années 1950, lorsque des milliers de syndicalistes ont été virés de leurs organisations, et de leurs emplois.Dans les années 1970 et 1980, l’attaque a redoublé d’intensité : des industries entières ont été rayées de la carte et l’anti-syndicalisme de la maîtrise et des managers s’est affirmé davantage. Aujourd’hui, seuls 7% des employé-e-s du secteur privé sont syndiqué-e-s.

Les laquais des patrons

Le bipartisme américain joue un rôle central dans la reproduction de cette domination néolibérale. Aux Etats-Unis, les principaux (et en fait, les seuls) partis sont des partis qui servent directement les intérêts de la classe dirigeante, ce que les marxistes appellent parfois des « partis bourgeois ». La fonction du Parti républicain comme du Parti démocrate est de reproduire la domination de la classe dirigeante sur la société et l’économie, notamment en diffusant son idéologie.

LA SUITE …/…

1893 : Le massacre des ouvriers italiens des Salins du Midi

Posté : 13 mars, 2014 @ 10:43 dans discriminations, droits de l'homme, Histoire, Misere, precaires, racisme, respect | Pas de commentaires »

1893

Le massacre des ouvriers italiens

des Salins du Midi

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Héros du peuple, l’homme qui refusait de couper le courant

Posté : 8 mars, 2014 @ 9:13 dans licenciements, precaires, service public, Social, societe, solidarite | Pas de commentaires »

 Héros du peuple

il refusait de couper l’eau aux pauvres

D »après l’article :

« Aller chez les gens et leur couper l’eau en passant outre à tous les problèmes de la vie, c’est un boulot que je n’arrivais pas à faire.

Marc Fazio a été licencié de son entreprise de distribution de l’eau pour avoir refuser de couper l’eau a des personnes qui ne pouvaient plus payer .

« VOLEUR DE VEOLIA »

A l’UL de la CGT, Marc Fazio répète son histoire . « J’ai eu des clients qui pleuraient, qui n’avaient rien dans leur frigo. C’était souvent des gens au chômage, des familles avec des enfants. Moi aussi j’ai des enfants. » Un week-end, alors qu’il fait des courses avec ses deux filles, un homme le prend à partie : « voleur de Veolia ». C’en est trop. Coincé entre « la misère des clients et le harcèlement de la direction », il enchaîne plusieurs arrêts maladie, « des mini-dépressions », des réveils « la boule au ventre ».

Veolia reconnait la compétence de ce travailleur   « C’est un très bon technicien, on ne devait jamais repasser derrière lui. Enfin, sauf derrière toutes les opérations qu’il ne voulait pas faire », précise le responsable du service client.

DU BÛCHERON AU BOURREAU

« Ce n’est pas parce qu’on sait couper du bois qu’on est capable de couper des têtes », plaide M. Tabin, l’avocat de l’employé désormais chômeur. M. Fazio a préféré adopter une autre stratégie que la « coupure systématique » : il négocie avec les clients. « Parfois je leur laissais un délai ou je les poussais à aller au bureau pour obtenir un échéancier s’ils ne pouvaient pas tout payer d’un coup. Les plus démunis, je les renvoyais vers la mairie ou les services sociaux pour éponger les dettes ou au moins faire bloquer le dossier impayé. » Il ne procède d’ailleurs à aucune coupure entre 2009 et 2013.

Mais la négociation, « ce n’était pas son rôle, insiste Valérie Thomas, alors responsable de la relation client sur le site de Veolia Avignon. Il était en charge d’un geste technique. Pour le reste, il devait renvoyer vers l’agence. » Un argument qui montre, selon M. Fazio, qu’« on ne nous demande surtout pas de réfléchir, même face à un petit vieux à qui on devrait couper l’eau pour une facture de 10 euros ». 

« Quand on coupe, ils ne sont pas forcément là. Mais, pour les réouvertures, ils sont prévenus. Et ils nous attendent. » Un de ses collègues s’est fait« bousculer » lors d’une intervention, et lui avoue avoir déjà eu « très peur ».

Syndiqué à la CGT et délégué du personnel durant une mandature, de 2007 à 2010, M. Fazio avoue qu’il aurait « aimé évoluer par le haut ». Mais, selon lui, ses revendications ont été un frein à sa carrière. Et son licenciement, « une sanction et un exemple » pour faire taire les autres. Pour la direction de Veolia Avignon, il est « un jusqu’au-boutiste qui n’a pas été suivi par ses collègues ». Avoir été« lâché » par ses collègues est d’ailleurs un des seuls regrets de Marc Fazio. Aussi a-t-il préféré se tourner vers l’union locale de la CGT plutôt que vers la CGT interne à Veolia.

LE DROIT À L’EAU

« Rien de politique » dans mon geste, affirme M. Fazio. « Robin des bois de l’eau » ou non, les militants du droit à l’eau en ont fait un symbole. « Marc montre qu’il est possible de dire non », pointe Michel Mus, président de la confédération nationale du logement à Avignon.

Marcelle Landau, institution locale et présidente du Collectif de l’eau, a même réuni pour le procès des témoignages d’usagers qui ont subi des coupures d’eau. Parmi eux, Saïd et Fatiha Hamidi ont vécu sans eau pendant une semaine en août 2013, pour une facture de 169,99 euros. La somme avait été prélevée avant qu’ils ne reçoivent la retraite de Saïd, atteint de la maladie de Parkinson. « On est rentrés de vacances et on n’avait plus d’eau », soupire Fatiha. « [Pour tenir] les voisins nous ont donné quelques seaux et j’ai acheté des dizaines de bouteilles d’eau minérale par jour. » Après quelques jours de débrouille, ils se sont tournés vers le Collectif de l’eau, qui les emmènera régler le problème directement à l’agence de Veolia. Aux factures impayées s’ajoutent alors les frais bancaires et les frais de coupure/réouverture, de plus de 70 euros.

En attendant, Marc Fazio attend sa réintégration avec un changement de poste ou, à défaut, des dommages et intérêts de l’ordre de 360 000 euros. Pour aller jusqu’à la retraite. « Je ne me sentirai pas bien en cas de réintégration chez Veolia. Mais je fais quoi ? J’ai 50 ans, je travaille dehors depuis trente ans et, du travail, il n’y en a pas. » Pour la première fois, la colère se lit sur son visage.

Menaces de l’Union Européenne contre la Bosnie

Posté : 1 mars, 2014 @ 11:56 dans Balkans, precaires, revolutionnaire, Social, solidarite, soulevement de la vie, Union Europenne | Pas de commentaires »

 Menaces de l’Union Européenne contre la Bosnie

L’Union européenne pourrait être amenée à envoyer plus de soldats en Bosnie-Herzégovine, pays actuellement agité par d’importantes manifestations, « en cas d’escalade de la situation », a estimé dimanche le haut-représentant de la communauté internationale, Valentin Inzko (Autriche), dans un entretien au quotidien Kurier.

 Et contre qui ces troupes,

Monsieur Valentin Inzko ?

Contre un régime corrompu qui a tout privatisé en faveur des prédateurs sur les conseils des margoulins dirigeants l’Europe ?

Ou

Contre le peuple soulevé qui demande de re-nationaliser sous le contrôle des travailleurs ? De ne donner qu’un salaire normal aux hommes et femmes politiques ? des travailleurs qui veulent en finir avec le cancer de la corruption et en finir avec les haines ethniques ?

Contre qui ? Au nom de qui ?

 

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