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Archive pour la catégorie 'Russie'

la solidarité de travailleurs russes aux travailleurs de l’usine Nescafé de Panjang, en Indonésie

Posté : 1 février, 2011 @ 8:53 dans anti capitalisme, Indonesie, International, Russie, solidarite | Pas de commentaires »

Moscou

Москве

la solidarité de travailleurs russes aux travailleurs de l’usine Nescafé de Panjang, en Indonésie

des militants syndicaux, travailleurs russes, se sont invités dans une nouvelle boutique Nespresso à Moscou.

ils protestaient et portaient solidarité à leurs camarades indonésiens de l’usine Nescafé de Panjang dans leur bataille pour faire reconnaitre leurs droits, notamment syndicaux. Des signatures ont été récupérées et une pétition remise au gérant de la boutique

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Quand tombent les pharaons

Posté : 29 janvier, 2011 @ 10:20 dans libertes, police, revolutionnaire, Russie, societe, soulevement de la vie | Pas de commentaires »

 

Quand tombent les pharaons

Le 25, la grève prit une nouvelle ampleur. D’après les données officielles, elle englobait 240 000 ouvriers.

Des éléments arriérés s’engagent à la suite de l’avant-garde, un bon nombre de petites entreprises arrêtent le travail, les tramways ne marchent plus, les maisons de commerce restent fermées. Dans le courant de la journée, les étudiants de l’enseignement supérieur se joignent au mouvement. Vers midi, c’est par dizaines de mille que la foule s’amasse autour de la cathédrale de Kazan et dans les rues avoisinantes. On essaie d’organiser des meetings à ciel ouvert, il se produit des conflits avec la police.

Devant la statue d’Alexandre III des hommes prennent la parole. La police montée ouvre la fusillade. Un orateur tombe blessé. Des coups de feu partent de la foule : un commissaire de police est tué, un maître de police blessé ainsi que plusieurs de ses agents. On lance sur les gendarmes des bouteilles, des pétards, des grenades. La guerre a donné de bonnes leçons dans cet art. Les soldats font preuve de passivité et parfois d’hostilité à l’égard de la police.

On se répète avec émotion dans la foule que les policiers, quand ils ont commencé à tirer sur le peuple aux alentours de la statue d’Alexandre III, ont essuyé le feu de salve des Cosaques : les «  pharaons  » à cheval (ainsi appelait-on les agents de police) ont été forcés de se sauver au galop. Ce n’était vraisemblablement pas une légende répandue à dessein d’affermir les courages, car le même épisode, quoique relaté diversement, a été certifié de divers côtés.

Un des authentiques meneurs en ces journées, l’ouvrier bolchevik Kaïourov, raconte que les manifestants s’étaient tous enfuis, en certain point, sous les coups de nagaïka de la police à cheval, en présence d’un peloton de Cosaques ; alors lui, Kaïourov, et quelques autres ouvriers qui n’avaient pas suivi les fuyards se décoiffèrent, s’approchèrent des Cosaques, le bonnet à la main : «  Frères Cosaques, venez au secours des ouvriers dans leur lutte pour de pacifiques revendications ! Vous voyez comment nous traitent, nous, ouvriers affamés, ces pharaons. »

« Aidez-nous !  »  Ce ton consciemment obséquieux, ces bonnets que l’on tient à la main, quel juste calcul psychologique, quel geste inimitable !

Toute l’histoire des combats de rues et des victoires révolutionnaires fourmille de pareilles improvisations. Mais elles se perdent d’ordinaire dans le gouffre des grands évènements, et les historiens ne ramassent qu’un tégument de lieux communs. «   Les Cosaques échangèrent entre eux des coups d’œil singuliers, dit encore Kaïourov, et nous n’avions pas eu le temps de nous éloigner qu’ils se jetaient en plein dans la mêlée.  » Quelques minutes plus tard, devant le perron de la gare, la foule portait en triomphe un Cosaque qui venait de sabrer un commissaire de police.

Les pharaons disparurent bientôt, autrement dit n’agirent plus qu’en catimini. Mais des soldats se montrèrent, baïonnette en avant. Des ouvriers les interpellent avec angoisse : «  Camarades, vous venez aider la police ?  » En réponse, grossièrement : «  Circulez !  ». Nouvelle tentative pour entrer en pourparlers ; même résultat. Les soldats sont moroses, rongés par une même pensée, et tolèrent mal qu’on les atteigne au cœur même de leur anxiété.

Entre temps, le mot d’ordre général est qu’il faut désarmer les pharaons. La police est l’ennemi farouche, inexorable, haï et haineux. Il ne peut être question de se la concilier. On assomme ses gens ou bien on les tue. Mais il en est tout autrement pour les troupes ; la foule s’applique de toutes manières à éviter des conflits avec l’armée ; elle cherche, au contraire, les moyens de conquérir les soldats, de les convaincre, de les attirer, de se les apparenter, de les faire siens. Malgré les bruits favorables – peut-être légèrement exagérés – qui ont couru sur la conduite des Cosaques, la foule considère encore la cavalerie avec une certaine inquiétude.

Un cavalier domine de haut la foule ; entre sa mentalité et celle du manifestant il y a les quatre jambes du cheval. Un personnage que l’on est obligé de regarder de bas en haut semble toujours plus considérable et plus redoutable. Avec l’infanterie, on se trouve de plain-pied sur la chaussée, elle est plus proche, plus accessible. La masse s’efforce d’aborder le fantassin, de le dévisager franchement, de lui insuffler ses brûlantes haleines.

Dans ces rencontres entre soldats et ouvriers, les travailleuses jouent un rôle important. Plus hardiment que les hommes, elles s’avancent vers les rangs de la troupe, s’agrippent aux fusils, supplient et commandent presque : «  Enlevez vos baïonnettes, joignez-vous à nous !  » Les soldats s’émeuvent, se sentent tout penauds, s’entre-regardent avec anxiété, hésitent encore ; l’un d’eux, enfin, se décide avant les autres et les baïonnettes se relèvent dans un mouvement de repentir au-dessus des épaules des assaillants, le barrage s’ouvre, l’air retentit de hourras joyeux et reconnaissants, les soldats sont entourés, de toutes parts s’élèvent des discussions, des reproches, des appels ; la révolution fait un pas de plus.(…)

(…) La tâche que s’est assignée Chliapnikov – préserver les ouvriers de collisions violentes avec les soldats, en refusant de distribuer aux insurgés des armes à feu – n’est pas en général réalisable. Avant d’en arriver à une rencontre avec les troupes, il y eut d’innombrables escarmouches avec la police. La bataille de rues commençait par le désarmement des pharaons détestés, dont les revolvers passèrent aux mains des insurgés. Le revolver, en soi, est une arme faible, presque un jouet, quand on l’oppose aux fusils, aux mitrailleuses et aux canons de l’ennemi. Mais ces armes sont-elles vraiment aux mains de l’ennemi ? C’est pour vérification que les ouvriers réclamaient des armes. La question est du domaine psychologique. Cependant, même dans une insurrection, les processus psychiques ne peuvent être disjoints des faits matériels. Pour atteindre le fusil du soldat, il faut d’abord enlever son revolver au pharaon.(..)

(…) Les soldats n’avaient plus le temps d’hésiter. On les a forcés, la veille, à tirer ; on les y forcera encore aujourd’hui. Les ouvriers ne cèdent point, ne reculent pas et, sous les balles, entendent parvenir à leur but. Auprès d’eux, les ouvrières, mères et sœurs, épouses et compagnes. Et puis l’heure n’est-elle point venue dont on avait si souvent parlé à voix basse, dans les recoins :  » Si l’on se mettait tous ensemble ?  » Et, au moment des suprêmes affres, de l’intolérable épouvante devant la journée qui vient, d’une haine étouffante envers ceux qui vous imposent le rôle de bourreaux, les premiers cris de révolte ouverte s’élèvent dans la caserne, et dans ces voix que nul n’a pu nommer, toute la caserne, soulagée, enthousiaste, se reconnaît. C’est ainsi que monta sur la terre le jour du renversement de la monarchie des Romanov.(….)

C’était en février 1917 à Petrograd / St Petersbourg

http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrrsomm.htm

28 octobre, Moscou, un piquet de soutien aux travailleurs français

Posté : 2 novembre, 2010 @ 10:21 dans France, revolutionnaire, Russie, solidarite | Pas de commentaires »

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28 octobre

Moscou

un piquet de soutien aux travailleurs français

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http://krasnoe.tv/files/video_files/france28.10.10.flv

В Москве на Чистых прудах сегодня прошли две акции в поддержку шахтеров Междуреченска

 

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